Girlyttude devient Le Péril blonde… Pourquoi ce changement est-il devenu une nécessité ?

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Comme certains l’ont déjà certainement remarqué, le blog Girlyttude n’est plus. Le site a mué en « Péril blonde » dans la nuit du vendredi 30 au samedi 31 août dernier.

Et ce changement de nom et d’identité visuelle s’est accompagné d’une refonte intégrale du blog. De nombreux articles ont ainsi disparu pour servir une nouvelle ligne éditoriale. Nouvelle ligne éditoriale qui m’est apparue comme vitale à la survie de cet humble blog que je rédige avec passion depuis maintenant près de quatre ans. Les raisons qui ont motivé ce changement radical sont multiples. Néanmoins, j’en dénombre trois principales.

1) Un désintérêt pour certaines thématiques

Plus précisément, pour tout ce qui découle du domaine de la beauté. Reviews de produits, maquillage, skincare, tutoriels, conseils pratiques… Je n’en peux plus. D’une part, parce que passé un certain âge, et après des années de pratique, on tombe de moins en moins en pâmoison devant les nouveautés, on en ressort blasé. D’autre part, parce que l’image d’hyperconsommation véhiculée par tout cet étalage de produits de grandes marques a fini par me donner la nausée. Que les choses soient bien claires. J’ai « Material girl » tatoué dans le dos, j’aime posséder de jolies choses et l’univers de la beauté fait toujours partie de mes centres d’intérêt. Je n’en ai pas honte et je l’assume pleinement.

Néanmoins, de centre d’intérêt principal, la beauté a peu à peu glissé vers mes centres d’intérêt secondaires. J’ai évolué dans ma vie personnelle et dès lors, ma « girlyttude » assumée n’était plus l’unique image que j’aimais renvoyer. Moi qui ne cessais de clamer que mon blog beauté ne ressemblait pas aux autres, qu’il intellectualisait des thématiques habituellement superficielles, je me fourvoyais avec une prétention à peine dissimulée. Pire, j’ai fini par devenir une copie carbone de toutes les blogueuses beauté par fainéantise, pour suivre le mouvement, tabler sur ce qui marche. Et cette fainéantise m’avait été induite par mon désintérêt croissant pour la cosmétique.

Ceci ne signifie pas qu’on ne parlera plus jamais beauté par ici. Loin s’en faut. Seulement, alors qu’elle était le fer de lance du blog auparavant, la cosmétique n’apparaîtra plus que de manière sporadique dans le fil des publications. Et sera traitée non plus sous forme de reviews, mais plutôt sous forme de chroniques, à la manière d’anciens articles, tels que celui sur l’hydrolat de rose d’Aroma Zone ou celui sur l’épilateur électrique. Ce type de publications est un pur bonheur à écrire et correspond bien mieux à ma nouvelle vision des choses. À présent, j’aime bien moins posséder à profusion et étaler ce mode de consommation abusif. S’il me vient désormais l’envie de partager un produit, ce sera parce qu’il s’est intégré à mon quotidien, au travers d’un récit accrocheur, que je pourrais vous dérouler.

2) Une audience en décalage avec mon contenu

Ce second point s’avère plus délicat à soulever. Le fait d’avoir axé Girlyttude autour de la beauté a logiquement attiré un public intéressé par la beauté. Et ceci m’allait parfaitement. Du moins, au début de l’existence de ce blog, puisque je me reflétais dans cette audience. Or, comme dit plus haut, j’ai de moins en moins plaisir à écrire sur la cosmétique. Mon goût pour les chroniques culturelles et art de vivre n’a cessé de s’affiner, ma plume s’est développée en ce sens. Cependant, à force de traîner la beauté comme un boulet à ma cheville, je traînais également son public. Non pas que ce public soit bête, désagréable ou exaspérant… Il n’était tout simplement pas intéressé par ce que j’avais à proposer, car il ne s’était pas rendu sur Girlyttude pour lire mes longues proses sur le cinéma d’horreur ou certaines de mes histoires de fesse, somme toute banales.

Néanmoins, ce développement thématique a tout de même permis d’attirer de nouveaux lecteurs. Eux, plus curieux de ce que j’avais à raconter. L’un n’empêche pas l’autre. Toutefois, soyons honnêtes, la cacophonie beauté / lifestyle constante m’a empêchée de stabiliser mon public. J’ai trop longtemps « fait de la beauté » pour maintenir le taux de clics à flots. Et cela, en vain. Parce qu’à me forcer, j’en ai fait une corvée. La passion était morte, elle se lisait entre mes lignes. L’audience chutait quoi que je fasse. Alors, à quoi bon écrire ? Mais, à bien y réfléchir… Mon Dieu, que j’aime écrire ! Que j’aime échanger avec certain(e)s fidèles qui ont toujours quelque chose de pertinent à apporter à ma réflexion première. C’est enrichissant, grisant. Et c’est bien pour cette raison que j’écris.

Alors, bien que je sache pertinemment que mes critiques de séries B et que mon questionnement profond sur ma pilosité vulvaire attirent beaucoup moins de lecteurs que mes impressions sur le dernier gloss-qui-fait-gonfler-les-lèvres, j’ai décidé malgré tout de m’y consacrer pleinement. Ceci implique également un temps de publication plus long, car ce genre d’articles exige un plus grand investissement rédactionnel, parfois même des heures de recherches, lorsqu’ils touchent à des thématiques culturelles. L’audience sera moins large, certes. Mais elle viendra se repaître d’un contenu de qualité et partira rassasiée. Tandis que moi, rédactrice, je m’épanouirais dans des domaines qui me plaisent et me passionnent. En découle le point n°3.

3) J’ai besoin de créer quelque chose qui me ressemble et m’importe

Et Girlyttude ne me ressemblait plus. Il ressemblait à la jeune étudiante d’il y a quatre ans, en route vers la vie active, pleine d’inspirations et d’aspirations. Sauf que. Quatre ans plus tard et un diplôme de journalisme en poche, et bien, je ne suis pas devenue la nouvelle Anna Wintour, et encore moins la Philippe Manœuvre au féminin que j’aurais aimé être lorsque j’avais tout juste 16 ans. Non, aujourd’hui, je suis une (presque) trentenaire désillusionnée, célibataire, accroc aux baskets hors de prix, et fan de Buffy contre les vampires. Ce constat n’en est pas pour autant malheureux. En effet, l’expérience m’a permis de me rendre compte qu’en vérité, je ne voulais pas être Anna Wintour, ni même Philippe Manœuvre. J’ai développé mon propre univers, j’en suis très fière, et peu importe qu’il n’attire pas les foules.

Cet univers, vous l’aurez deviné, je lui ai donné pour nom Le Péril blonde. Blonde, comme ma couleur de cheveux naturelle (oui, oui), parfois synonyme de superficialité et de bêtise dans l’imaginaire populaire. Ce qui, dans mon cas, n’est pas toujours faux, mais jamais complètement vrai. Moi la blonde, je me considère de plus comme « en péril », en raison de ma nature cynique, parfois arrogante et suffisante – je le reconnais. Capable de philosopher sur le dernier Lynch, mais aussi de danser un zouk peu conventionnel sur du Francky Vincent à 4 heures du matin au sommet des pentes de la Croix-Rousse. Une beauf prétendument intello. Je plaide coupable. Quelque chose à dire pour ma défense ? Je vous en prie, prenez un siège et installez-vous confortablement.

Au plaisir de nous recroiser ici bas,

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