Shopping de Noël

Comment j’ai transformé mon shopping de Noël en achats égoïstes pour moi-même (quoique…)

Scroll down to content

Cette année, les cieux ont décidé de m’emmerder. Une proche à l’hôpital, un conflit au travail, un garçon indécis à mon égard… Allons donc, Noël de merde. Heureusement, dépenser de l’argent m’offre toujours un certain réconfort. Alors, j’ai décidé d’acheter mes propres cadeaux de Noël.

Bougies Yankee Candle

« 60 balles pour des bougies ?! »

Tout a commencé chez Bouchara. Je traînais péniblement mon âme endolorie dans les rayons, cherchant désespérément un quelconque présent pour le Père Noël secret de ma boîte. Je l’aurais fait avec plaisir si, ces derniers temps, l’ambiance n’était pas devenue aussi glaciale qu’au Pôle Nord, au croisement du pays des elfes et de la fabrique de jouets. Une tasse ? Très bien, me dis-je en balançant nonchalamment ledit objet dans mon panier. C’est là que je les vis. Elles irradiaient du fond de la boutique, toutes soigneusement alignées dans leurs étagères dans un chatoiement de couleurs pastels… Sublimes, forcément sublimes. Des bougies Yankee Candle. En point rouge. Mes 30 % de réduction n’avaient donc aucune prise sur elles. 30 euros le grand modèle tout de même… Et puis, merde. J’en ai envie depuis tellement longtemps et, de toute façon, personne ne dépenserait 30 euros pour moi dans une bougie en guise de cadeau de Noël. Ce serait indécent et futile.

Or, je suis indécente et futile. Je ressens le besoin de faire cet achat purement matérialiste. Un besoin viscéral. Qui saurait me faire plus plaisir que moi-même après tout ? Allons, bon ! J’attrape les parfums Black cherry et Midnight jasmin et m’enfuit vers les caisses comme une gamine prise en faute. « 60 euros pour des bougies ?! » Ainsi réagira le garçon qui partage actuellement mes nuits. Oui, 60 euros. Le prix de la folie douce, de la légèreté. Une fois ces 60 euros dépensés, d’un coup seul, les problèmes de bureau s’étaient envolés, n’étaient plus si grave. Et après tout, l’étaient-ils vraiment ? Le prix de ma bonne humeur au travail était décidément celui d’une simple paire de bougie. Et c’est dans cette mauvaise foi sublime que je justifiait cet achat inutile.

Poudre Cherry et rouges à lèvres Vice Urban Decay

Toi, moi… Et Urban Decay

Mon périple s’est alors poursuivi chez Sephora. D’habitude, j’ai grand plaisir à glaner le plus bel objet pour chaque coquette de mon entourage. J’ai d’ailleurs déjà une idée pour ma cousine, ma deuxième cousine et ma mère. Néanmoins, je suis chafouine. En effet, cette année, l’une de mes coquettes manque à l’appel. Hospitalisée, elle n’aura pas grande utilité de ce que je voulais lui acheter. Cette seule pensée m’atteint en plein cœur. Et, sans y penser, dans mes mains atterrit la poudre scintillante Cherry d’Urban Decay. C’est joli, ça brille, ça sent la cerise… Cette simple petite chose semble avoir un pouvoir de réconfort illimité. Et le coffret de mini rouges à lèvres de la collection Vice paraît lui aussi tout indiqué.

Certes, cette folie dépensière se pâme d’un égoïsme à peine dissimulée. Mais cet acte d’achat irréfléchi a sur moi l’effet du baume au cœur. À nouveau, tout mon marasme s’allège. Je vais trouver quelque chose d’encore mieux pour elle. Nul besoin d’un rouge à lèvres, d’un vernis, d’un accessoire de grande marque cosmétique sans âme. Tout ceci n’est valable que pour les blogueuses consuméristes dans mon genre. Décidément, j’ai l’égoïsme humaniste lorsque je fais un peu de shopping. Le remède à mes problématiques inter sociales est contenu dans ma carte bleue. Sauf peut-être en ce qui concerne ma relation avec ma banquière. Mais une malheureuse pour tant d’heureux me semble un juste prix à payer, après tout.

Comics les contes de la crypte

Le bonheur est dans les livres

Les prochains noms sur ma liste guident mes pas jusqu’à la Fnac. Je trouve aussitôt le bonheur de ma coquette au rayon romans. Dans un élan d’optimisme, je me dis que je dénicherais peut-être avec la même évidence de quoi faire plaisir à mon père. Que nenni. Je me mets à ronger mon frein au milieu des comics, désespérée de ne tomber sur aucune couverture contenant Iron man dans le titre – le péché mignon dudit père. C’est alors qu’entre une foule de Marvel et une avalanche de DC, je tombe sur un tome des Contes de la crypte, seul et unique, comme tombé du ciel sur l’étagère. Dieu que j’aime ces histoires d’un mauvais goût glauque et délectable. Mais est-ce bien raisonnable ? Quoique… Mon père ne m’en voudra pas. Ce rayonnage était pour moi, sa joie à lui est peut-être simplement rangée ailleurs.

Me voilà donc à parcourir les ouvrages sur la musique, le cinéma… Cherchant désespérément quelque chose qui pourrait lui convenir. Autant vous le dire tout de suite : rien ne m’est venu. Mon père sera le seul pour qui ma réflexion sera plus longue. Toutefois, le cadeau accidentel m’est tombé dessus sans prévenir. Parmi les épreuves sur les grands réalisateurs et la télévision. Un bouquin sur l’une des séries que j’aime le plus au monde. D’emblée, j’ai envie de céder, de me l’offrir avec bonheur. Quand soudain, j’ai une révélation. Ce que j’aime chez ce garçon apparu récemment dans ma vie, c’est cet amour illimité pour la pop culture que nous partageons en large et en travers. Et il est peut-être la seule personne de mon entourage à aimer cette série autant que moi.

Comics les contes de la crypte

Lui offrir ce livre ? Soudain, j’hésite. Ces derniers temps, j’ai essayé de lui faire comprendre que je m’attachais doucement à lui, sans pour autant aller jusqu’à la promesse d’avenir. Sa réponse a été trop faible à mon goût, m’amenant à me poser bien trop de questions qui m’ont presque brisé le cœur. Mais, ce livre entre les mains, je revoyais nos rires, sa façon de me pousser à voir la saison 3, sa douceur incroyable, et tout ce qui fait que je suis à chaque fois heureuse de le voir. N’est-ce pas l’essentiel ? D’un coup, je me sens coupable d’une bêtise sans nom, à m’attrister pour des détails qui m’empêchent de voir qu’en réalité, j’ai fait une rencontre formidable qu’il n’est nul besoin de compliquer. Alors, j’attrape ce fameux livre et me dit qu’un cadeau spontané, sans la moindre arrière pensée que celle de faire plaisir, vaut bien mieux qu’une déclaration d’affection forcée. Et merde. Je crois avoir été touchée par l’esprit de Noël…

Bonnes fêtes,

signature

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

%d blogueurs aiment cette page :