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Coronavirus : trois films ambiance épidémie pour se divertir une fois en quarantaine

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Le Gouvernement est catégorique : nous approchons du Stade 3. Ce n’est plus qu’une question de jours. À en croire la rumeur, nous allons bientôt tous être confinés chez nous, condamnés à fixer Netflix jusqu’à la mort. Pour ajouter à la psychose et à la panique générale, profitons-en pour (re)voir ces quelques films où, tout comme dans la réalité, des êtres humains meurent en proie à une contamination inévitable.

Contagion (Steven Soderbergh – 2011)

Gwyneth Paltrow revient de Hong-Kong, infectée par une saloperie de virus inconnu. Matt Damon joue le mari angoissé, tandis que l’épidémie se répand à toute vitesse sur le territoire des États-Unis, puis à l’échelle mondiale. C’est légèrement la panique. Tout le monde flippe et les Gouvernements entament une course contre la montre pour endiguer la contagion – toute ressemblance avec la situation actuelle est purement fortuite. Passé inaperçu à sa sortie, Contagion est devenu en l’espace de quelques jours le hit du moment des plateformes de streaming. Avouez que c’est plutôt comique… À croire que le potentiel anxiogène du métrage nous attire tous comme des mouches.

On aurait toutefois pu tomber sur bien pire catalyseur pour nos angoisses. En effet, Contagion se distingue par une technique plutôt léchée et un casting quatre étoiles qui sert parfaitement la soupe. Dommage que l’intrigue se perde dans force détails inutiles, quitte à expédier en un éclair des problématiques pourtant posées avec conviction. On en ressort néanmoins circonspect, levant un sourcil pensif sur notre condition d’être humain vulnérable. Contagion a effectivement le mérite de traiter son thème avec un certain réalisme. L’aspect probable du machin explique certainement l’engouement actuel. Gardons cependant notre calme : parée de son meilleur masque sanitaire lors de la Fashion week, Gwyneth s’est mise à l’abri de tout risque infectieux – Dieu soit loué.

> Potentiel anxiogène :

Franchement, si vous êtes hypocondriaque, je vous le déconseille.

En Quarantaine (John Erick Dowdle – 2008)

Saviez-vous qu’il existait un remake américain de Rec ? Titrée En Quarantaine, la chose n’a, vous vous en doutez, pas grand intérêt. Elle reprend stricto sensu la trame narrative de son cousin espagnol. Pour rappel, une intrigue à base de virus de la rage muté, qui pousse une équipe de tournage à rester confinée en quarantaine dans un immeuble avec le patient zéro. Et les types continuent à filmer… Ineptie de found footage que l’on avait pourtant pardonné à la première mouture ibérique. Les critiques n’ont effectivement pas été tendres avec ce remake. Sa sortie précipitée, un an pile après l’original, ne leur aura peut-être pas laissé le temps de réaliser que le premier, lui aussi, était pourtant loin d’être un chef-d’œuvre.

À dire vrai, En Quarantaine se révèle être un found footage sympathique, bien que nettement lissé et assagi par son passage à la moulinette hollywoodienne. À l’instar de son aîné, il instaure une tension grandissante, qui nous tient en haleine d’un bout à l’autre de son récit – pour peu que l’on se prête un tant soit peu au jeu. Production fauchée oblige, la direction d’acteur reste aux abonnés absents et l’on se galvaude de quelques effets visuels passablement ratés ici et là. Néanmoins, le long-métrage a le mérite de faire passer le temps. Un précieux atout dans cette atmosphère propice au confinement… Au risque de se mettre à raser les murs, par crainte de croiser la voisine du troisième.

> Potentiel anxiogène :

À moins que vous ne dressiez des ratons-laveurs sauvages mutants dans votre cave, peu de chance de choper la rage en cette période de confinement.

Cabin Fever (Eli Roth – 2004)

Cinq étudiants en goguette. En week-end dans un chalet au fond des bois. Vous pensez à Evil Dead ? Vous remportez la mise. À ceci près que, dans Cabin fever, la décrépitude physique des protagonistes n’est point causée par les psaumes d’une malédiction infernale, mais par un virus d’origine inconnue, qui provoque fièvre et psoriasis sanguinolent. Avec ce premier long-métrage, le réalisateur Eli Roth divise d’ores et déjà la critique. C’est une constante : de Hostel à Knock knock, en passant par Paranormal activity, on le qualifie soit de génie, soit d’escroc infini. Les références appuyées aux séries B d’horreur contenues dans Cabin fever en ont ainsi déstabilisé plus d’un. Hommage ou pillage de sépultures, on ne saurait vraiment dire…

Car ce satané film a constamment le cul coincé entre deux chaises. Entre l’horreur bactériologique et la comédie horrifique, son cœur balance. Un peu trop violemment. Il en résulte des scènes d’épouvante efficaces, teintées de rouge comme de réelles bonnes idées, et des scènes effectivement drôles, avec un accent nanardesque visiblement assumé. Les faux-raccords grossiers et la mise en scène sauvagement putassière laissent néanmoins perplexes. Le dénouement en trois temps, mi-comédie de ploucs, mi-constat fataliste, témoigne de l’immense foutoir que déploie sous nos yeux Cabin fever. Il n’empêche que, depuis son visionnage, je n’envisage plus de m’épiler en période de pandémie généralisée. Sur ce, je vous laisse le plaisir d’aller en découvrir la raison.

> Potentiel anxiogène :

Tu veux que je te dise ? Depuis que j’ai revu le film, j’asperge tout autre être humain de gaz lacrymogène dans un rayon de 40 mètres.

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2 Replies to “Coronavirus : trois films ambiance épidémie pour se divertir une fois en quarantaine”

  1. Tu as oublié « je suis une légende » avec Will Smith, remake du film « Le survivant » de 1972 avec Charlton Heston…

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