Mes films d’horreur préférés… Du moins, jusqu’à ma prochaine liste

Scroll down to content

« Dis-moi, quel est ton film d’horreur préféré ? » Si j’avais reçu l’appel de Ghostface à la place de Drew Barrymore au tout début du premier Scream, sûr que l’introduction du film aurait duré plus d’une demie-heure. En effet, je suis intarissable sur le sujet. N’en choisir qu’un me paraît bien trop compliqué. Alors, j’ai réfléchi à n’en retenir que quatre.

Les griffes du cauchemar Freddy 3

Les Griffes du cauchemar (A Nightmare on Elm Street 3, Chuck Russel – 1987)

Vous n’êtes peut-être pas sans ignorer que j’affectionne particulièrement la saga Freddy Krueger. Néanmoins, si je ne devais n’en retenir qu’un, ce ne serait étonnement pas le premier volet. En effet, j’ai un tendre faible pour ce troisième épisode, centré autour des peurs irascibles d’un groupe d’adolescents en unité psychiatrique. De fait, ce huis clos est savoureux. Et bien que je reconnaisse toute l’infériorité des Griffes du cauchemar face aux illustres Griffes de la nuit, je dois bien avouer qu’il m’aura toujours fait beaucoup plus frissonner que son aîné, pourtant tant acclamé.

En effet, Les Griffes du cauchemar contient son lot de scènes gores rocambolesques et n’a pas à rougir de ses ambitions. Le film regorge de créativité, de fun et son ambiance théâtralement poisseuse sublime cette euphorie so eighties qui dégouline à l’écran. Ainsi donc, Freddy injecte une dose mortelle d’héroïne à la paumée de service, avant d’enfoncer la tête d’une pimbêche blonde aspirante comédienne dans un téléviseur cathodique. De la surenchère. Encore et encore. Du slasher délicieusement vintage comme il n’en existe plus. Les Griffes du cauchemar est un bonbon sucré au doux parfum de nostalgie pour tout amateur de film d’horreur qui se respecte.

La Nuit des morts-vivants Romero

La Nuit des morts-vivants (Night of the Living Dead, George Romero – 1968)

Il m’en fallait bien un. Un classique incontestable. Un chef-d’œuvre sur la liste. Réalisé avec un budget microscopique de 114 000 dollars, La Nuit des morts-vivants a su tirer avantage de ses contraintes techniques. De l’invasion zombie, nous n’entrevoyons que peu d’éléments. L’action se concentre entre quatre murs, dans l’enfermement et l’angoisse la plus totale. Réfugié à l’intérieur d’un corps de ferme isolé, un petit groupe tente de rassembler ses esprits, de comprendre et de survivre. La menace, dehors, se fait pesante, omniprésente, et la psychose s’installe lorsque le joug cruel de la contamination s’abat sur les protagonistes.

Traversant les âges, La Nuit des morts-vivants se révèle ahurissant de modernité à chaque visionnage. La tension latente qui l’habite ne pourra jamais vieillir, tant elle repose sur d’habiles ressorts scénaristiques, plutôt que sur la surenchère d’effets visuels horrifiques. Sa portée politique demeure, elle aussi, immortelle. Un an à peine après l’arrêt de la ségrégation aux États-Unis, Romero choisit un acteur afro-américain pour incarner le personnage principal de son film. Dont le destin tragique détient, encore dans le contexte sociétal actuel, une résonance toute particulière.

Scream film

Scream (Wes Craven – 1996)

Scream tient une place particulière dans mon cœur et sur mon étagère de DVD d’horreur. C’est, pour moi, ce fameux film que tout le monde avait vu, mais que je n’avais pas eu le droit de visionner en raison de mon jeune âge. On en a tous un. Ce n’est pourtant qu’à mon arrivée à la fac que je parvins enfin à ouvrir la boîte de Pandore. J’avais, auparavant, dévoré tous les classiques du genre, d’Halloween à Vendredi 13, en passant par Massacre à la tronçonneuse. Et de l’introduction à la scène finale, Scream a déclenché en moi une longue série d’orgasmes.

Figurez-vous que j’étais vierge de toute information sur ce film. Je savais juste qu’il contenait suffisamment de violence pour que mes parents me l’interdisent – chose rare, qui plus est. Oui, pendant plus de dix ans, je suis passée entre les gouttes : personne ne m’avait jamais spoilé Scream. La surprise n’en fut que plus délectable. Des classiques du slasher, Scream se moque avec tendresse. La tendresse d’un chevronné, en la personne de Wes Craven, père de Freddy et de La Colline a des yeux. L’ambiance teen movie des nineties le rend d’autant plus jouissif, qu’elle se fissure un peu plus à chaque nouvelle goutte de sang. Car oui, du sang, sous-couvert de parodie, Scream en déverse des litres. Et l’on ne boude pas son plaisir. Film culte ? Oui, plutôt oui…

Evil Dead 2 (Sam Raimi – 1987)

Fou. Incroyable. Virtuose. J’userais de mille-et-un superlatifs pour qualifier Evil Dead 2. Et même toute la saga. Or, il m’a fallu faire un choix. Un choix cornélien, tant j’aime le troisième volet – grandiose, lui aussi. Pour m’aider à choisir, j’ai opté pour le moins objectif de mes critères : Bruce Campbell. Et j’en suis venue à cette conclusion… Ash Williams n’aura jamais été aussi drôle, disjoncté, charismatique que dans ce deuxième volet. Deuxième ? Plutôt un remake du premier épisode… Un exercice de style sur la variation entre le grotesque et l’épouvante à son paroxysme.

Trésor d’inventivité, Evil Dead 2 regorge d’effets visuels faits-maison que seule la folie d’un Sam Raimi aurait pu faire naître. Folie d’un acteur aussi qui, de son collègue et ami, accepta tous les challenges. Il se raconte que Campbell était tant couvert de faux sang sur le tournage que sa chemise devait littéralement être déchirée pour pouvoir lui la retirer. Rendue collante par le sirop de maïs utilisé, elle aurait arraché la moindre parcelle de ses poils. Quel homme. Et quel acteur. Ses yeux exorbités, ses rictus et sa gestuelle machinale en auront inspiré plus d’un – Jim Carrey en tête. De son génie, Evil Dead 2 demeure la meilleure des vitrines. Et parce que d’autres en ont mieux parlé que moi avant, je vous invite à écouter Pourquoi Evil Dead 2 c’est génial avec l’équipe de PBCG.

Sur ce, bonne Fêtes des mères,

signature

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

%d blogueurs aiment cette page :