Les quatre pires plans cul de toute ma vie… Ceux où j’aurais franchement préféré être ailleurs

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Soyons honnêtes : le sexe, c’est clairement l’une des meilleures choses que la vie nous ait offertes. Néanmoins, on ne remporte pas la palme à chaque rencontre… La preuve par quatre.

Le jeune lapereau fougueux

Ce soir-là, j’avais dîné chez une amie. On avait un coup dans le nez, le soir tombait. Il faisait chaud et on enchaînait les Martini olives comme les Chesterfield. Elle a mis de la musique. J’en étais à imiter Céline en tournoyant dans ma jupe patineuse, quand soudain, elle a sorti quelques mots magiques.
« Hey, t’as un crush sur les skateurs, non ?
– GRAAAAAAVVVVEEE.
– J’en ai un pour toi. Grand, tatoué, piercing dans le nez. Je l’appelle ?
– Tu sais exactement où appuyer. Appelle-le tout de suite. »

téléphone

Trois photos de ma tenue plus tard, il sonne à la porte. Ma copine n’avait pas menti. J’ai chaud en un seul coup d’œil. On lui sert à boire. La température monte un peu plus, et la discussion devient ambiguë. Malgré tout, un détail me chafouine :
« T’es plus jeune que moi… Bien plus jeune. À coup sûr, au lit, tu m’ennuies.
– C’est pas l’âge qui fait le talent ma belle, fais-moi confiance. »

J’explose de rire devant tant d’assurance. Néanmoins, je le défie du regard. Il commence à se faire tard… Je salue mon amie et attrape mon sac, tandis qu’il m’emboîte le pas.

GIF viens

Dans l’ascenseur déjà, il me plaque contre le miroir et se met à me rouler des pelles de manière frénétique, comme s’il cherchait à enrouler ma luette autour de sa langue. Je le calme tout de suite : « Hou là, doucement, bonhomme… Ravale ta langue, tu lèches aucune zone érogène, là. Et j’ai rien de commun avec un Mister Freeze. » Il secoue la tête, lève les yeux au ciel… Tout ceci commence très mal. J’ignore si c’était mon taux d’alcoolémie ou l’envie d’en découdre. Quoi qu’il en soit, nous voici quelques minutes plus tard sur le lit de ma chambre d’étudiante, prêts à mener bataille.

playboy

Le saviez-vous ? Hugh Hefner a choisi le lapin comme emblème pour Playboy, car de tout le règne animal, il s’agit de l’une des espèces connaissant le plus grand nombre de partenaires sexuels au cours de son passage sur Terre. Ce vieux Hugh a cependant négligé un paramètre : le lapin est aussi l’animal au coït à la plus courte durée. Mon beau skateur tout tatoué devait avoir des gènes communs avec le lapin. Puisqu’après une levrette en quelques tours de reins brutaux et sans saveur, le lapereau se retira, fier et vaillant. Tirant sur sa cigarette aussitôt allumée, il m’alpagua : « Alors, si nul que ça, le petit jeune ? » Encore enorgueillie d’alcool, je répondis : « Mention passable. Un bon conseil : passe ton bac d’abord. »

tente de camping

Le missionaire des Enfers

Lui, c’était mon amour de jeunesse. Mon confident, mon âme sœur. Nous étions amis depuis des années, j’étais folle amoureuse de lui dès le premier jour. Néanmoins, c’était un éternel acte manqué. Quand j’étais célibataire, il ne l’était pas. Et réciproquement. Il me disait que j’étais jolie, que j’avais un regard « à faire rougir les coquelicots des champs de la Hollande » – je vous jure que c’est vrai. Il avait des cheveux longs, noirs, en cascade, sur un visage d’ange. Or, j’ai toujours fantasmé sur ce mec qui jouait Highlander dans la série des années 90…

Highlander
Excusez-moi, j’ai un petit peu chaud, là…

Un jour, les étoiles se sont alignées. Il était enfin libre, moi aussi. Je l’ai donc invité à me rejoindre à une soirée organisée par ma bande de copines. La manœuvre était claire : « Viens… On a monté des tentes dans le jardin. Il n’y en a pas assez, mais tu pourrais partager la mienne ? » Il a dit oui. Je n’ai décelé aucune hésitation dans sa voix. J’ai donc passé cette fameuse soirée à le dévorer des yeux, alignant les canettes d’Heineken vides devant moi, ne prêtant qu’une oreille distraite au brouhaha des conversations. Il savait gratter deux-trois accords à la guitare. Il m’a chanté À ton nom de Damien Saez. J’ai bien cru que mon cœur allait bondir hors de ma poitrine.

GIF Fran Fine

Enfin, l’heure d’aller se coucher est arrivée. Extinction des feux. À peine sous la tente, il m’embrasse. Je miaule d’impatience. Les mains deviennent baladeuses et effeuillent nos corps. Je lui dis que j’ai envie de lui depuis si longtemps… Il m’allonge avec délicatesse et… la toile de tente une personne ne nous permet pas grand-chose de plus exotique qu’un simple missionnaire. Au début, je demeure néanmoins enthousiaste, excitée par le poids de l’attente et la longue montée du désir. Toutefois, peu à peu, l’affaire s’éternise. Je commence à m’ennuyer, et même pire : à simuler.

GIF boring

La chose devient si gênante et inconvenante qu’après plus de deux heures à compter les trous dans le tissu de cette fichue tente, je l’interroge : « C’est bon ? T’as fini ? » Il me regarde, visiblement surpris, et me répond, presque inquiet : « Ben… T’aimes pas ? » Ha, ce n’était donc pas que l’espace réduit imputable à ce camping improvisé… Je me confonds en excuses, l’enlace. Il finit par s’endormir contre moi, sa tête reposant sur mon épaule. Je l’aimais néanmoins toujours beaucoup. Alors, trois jours plus tard, je retentais ma chance :
« Pas évident, le coup de la tente, hein ? On se verrait pas plutôt dans un endroit plus confortable ? J’sais pas, moi… Ce week-end ?
Rha, Lily… Désolé, je t’adore, mais je me suis mis en couple avec une fille de ma classe d’espagnol hier soir. À une journée près, je t’aurais embrassée sur le champ. »
Comme quoi, des fois, quand le destin ne s’emballe pas, mieux vaut ne pas insister.

L’anatomiste trop bavard

Ce garçon n’est certainement pas le pire coup de ma vie. Bien au contraire. Je l’apprécie énormément et il fait encore aujourd’hui partie de mes amis les plus proches. Nous avons vécu une amourette courte mais intense, il y a maintenant plusieurs années. Et, au début de notre relation, la bagatelle a failli tourner court. Il est du genre bavard au lit. Moi, très peu. Quelques mots décimés ici et là me font monter en tension. Toutefois, point trop n’en faut. Or, lui commentait absolument toutes les phases du coït. J’avais l’impression de vivre un roman érotique en audio livre.

GIF chut

Ce jour-là, il m’avait proposé de venir le rejoindre chez lui, tout en haut des pentes de la Croix-Rousse, au sommet de Lyon. Les Lyonnais le savent, monter ce quartier à pieds relève de l’exploit sportif. Je l’ai néanmoins fait pour le retrouver en pleine canicule, chaude comme la braise. J’arrivais en nage sur le pas de la porte. Loin de le rebuter, la vision de mon visage rougeaud dégoulinant et de ma chevelure trempée de sueur l’inspira plus que de raison. Aussitôt, je me retrouvais cul nul sur la table de la cuisine, mes jambes enroulées autour de sa taille.

GIF Sex & the city

L’ambiance était torride. Dans tous les sens du terme. Il n’arrêtait pas de bavasser. Concentrée sur notre œuvre, je posais ma main sur sa bouche, l’intimant à se taire. Il le prit comme un jeu, se débattant sans cesse avec le bâillon formé par ma paume. Au point culminant, il s’en dégagea avec fougue pour soudain s’exclamer : « T’AS CHAUD, P’TITE GARCE ?! Ça va pas s’arranger : tu vas te prendre une douche de sperme ! » Horrifiée, j’écarquillai les yeux et ouvrai la bouche avec effroi, stoppant net toute autre activité physique subsidiaire. Malaise total. J’eux envie de disparaître illico.

GIF Jimmy Fallon

Une vague d’inquiétude traversa son regard. Néanmoins, bien que coupé dans son élan, il se ressaisit aussitôt. Il posa un baiser sur ma joue et susurra d’une voix rassurante : « Oh, excuse-moi, je ne voulais pas te choquer, j’y suis allé un peu fort. Si ça te gène, je peux très bien me passer de douche de sperme… » À ces mots, j’explosai de rire. Si fort que mon corps bascula en arrière sur la table à manger. Je me cognai la tête et me mit à rire plus fort encore, presque aux larmes. Resté comme deux ronds de flacs, il m’observait, incrédule.

GIF réaction Britney Spears
Sa tête : sauf qu’il n’avait rien de Britney…

« Non, non… C’est pas ça. Désolée, c’est la phrase en elle-même, elle était tellement improbable ! Puis, le mot ‘sperme’, quelle horreur ! C’est si anatomiquement précis… C’est comme si tu m’avais sorti : ‘Attention, chérie… Je vais remplir ta cavité vaginale avec mon liquide séminal.' » Un ange passa. Ses sourcils se froncèrent. Et soudain, j’aperçus un rictus au coin de ses lèvres. À son tour, il fut pris d’un fou rire communicatif. Et nous voilà tous les deux, dans la cuisine de son 40 mètres carrés, à moitié nus, en train de nous gondoler comme deux débiles. Je quittai son appartement le lendemain matin, fraîche et pimpante après une douche salvatrice. Avant de me laisser partir, il me salua d’un baiser tendre, et dit : « T’es complètement barge, petite Lily… Mais promis, la prochaine fois, je saurais tenir ma langue. » Il a tenu promesse. Dieu merci…

L'histoire sans fin

L’histoire sans fin

Ici, il n’y a rien de bien passionnant à raconter sur l’acte en lui-même. Il était basketteur professionnel. Une gloire locale. Grand, tout en muscles, gentil et propre sur lui. C’était l’ami d’une connaissance. On s’était croisés à une soirée, il m’avait fait du pied sous la table. Je me sentais seule et triste à cette période, je l’ai donc laissé franchir le pas de ma porte. Rien de bien particulier. Pas génial, mais pas trop mauvais. L’affaire s’étant conclue à une heure respectable, je lui demandai si ça ne l’embêtait pas de retourner chez lui, car mon lit une personne ne permettait pas un sommeil très confortable. Pas vexé, il s’est montré compréhensif et a gentiment regagné ses pénates. Bien. J’aime quand un plan se déroule sans accroc.

GIF Sandra Bullock

Une semaine plus tard, j’étais alitée, ravagée par une grippe qui, malgré tous mes efforts, refusait de quitter mon corps. J’essayais tant bien que mal de dormir quand, tard dans la nuit, quelqu’un vint frapper à ma porte. Qui ça pouvait bien être ? Vue l’heure, c’était certainement une urgence. Un drame se tramait peut-être. Pas d’œilleton à ma porte, je beuglais donc d’une voix enrouée :
« Qui c’eeeessssttt ?!!!
– N’aies pas peur, ouvre ! »

Un homme… Que je ne reconnus pas. Peut-être mon meilleur ami ? J’ouvris la porte et quelle ne fut pas ma surprise de tomber nez à nez avec le basketteur qui me claqua aussitôt la bise, très décontract.

Qu'est-ce que tu fais ici ?

« Heyyy, salut ! Comment vas ? T’as une p’tite mine, dis donc ! » Et le type entre, fait comme chez lui et s’assoit sur le lit. Pas du genre à me laisser faire, je ne me montre absolument pas accueillante et ne cache en aucun cas mon inconfort : « Je suis malade. J’ai de la fièvre, je n’ai pas envie de discuter avec toi ce soir et je ne veux pas non plus que tu toques à ma porte aussi tard. » À peine gêné, il s’excuse en souriant et s’en va sans plus de cérémonie. Les jours passent. Je me remets doucement de ma sale grippe. Un soir, de nouveaux coups à la porte. J’éteins la télé, ne bouge pas une oreille. Une voix s’élève. C’est lui. « Coucou, Lily ! C’est moi… Tu es là ? » Je ne réponds pas. Les pas s’éloignent dans le couloir. Ouf !

GIF réaction ouf

J’avais presque oublié ces deux incidents quand, des semaines plus tard, il se rendit à nouveau sur mon pallier. Cette fois, j’ouvris la porte et, sans le laisser entrer, lui expliquai calmement : « Écoute, c’était sympa, mais je ne suis pas intéressée. Ne reviens pas, ça ne sert à rien… J’étais fin bourrée la dernière fois, j’avais clairement trop bu. Je suis vraiment désolée, c’était une erreur, vas te trouver une gentille fille. » Et il s’en alla une troisième fois, toujours sur sa béquille.

GIF arrête

Le paroxysme fut atteint lorsqu’un autre soir, je me trouvai avec l’anatomiste trop bavard, occupée à regarder un film d’horreur quelconque. Film interrompu par une énième série de coups à ma porte. Je pressens alors le pire et pique un fard devant mon amant incrédule. Gênée, je chuchote : « Je suis sûre que c’est encore ce type… J’ai couché avec lui après une soirée. Depuis, il passe par ici de temps à autre en espérant remettre le couvert. » L’anatomiste opine du chef et ne dit mot. Il se lève, ouvre la porte et toise le basketteur qui le dépasse de plus de trois têtes…

GIF à la porte

« Écoute, mec… Je sais pas ce que tu cherches, mais si t’emmerdes encore ma copine, crois moi que t’as beau faire plus de deux mètres, je t’explose la tête. » Surpris, le géant avance ses mains, l’air de dire : « OK, calm down, man… » Puis, il s’éloigne. Je ne le reverrais plus jamais. Mon héros revient ensuite s’asseoir à mes côtés, la modestie en bandoulière.
« MERCI, m’écris-je. J’ai pourtant été claire… Polie, mais explicite. Il insistait quand même.
– Lil, je sais pertinemment que t’es une grande fille et que tu te débrouilles très bien toute seule. Néanmoins, du gros machiste pour qui toute femme est acquise, il en persiste. Ils ne comprennent bien que la loi du territoire. Maintenant, la prochaine fois, jure-moi que t’appelleras les flics. »

Juré, promis craché !

Faites attention, les filles…

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