Merveilleux Halloween (confiné) à tous

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Éprise d’épouvante depuis mon plus jeune âge, être privée des réjouissances d’Halloween m’irrite au plus haut point. Il y a, certes, certainement bien pire dans ce contexte sanitaire instable… Il n’empêche que je l’ai quand même mauvaise.

C’est arrivé. Alors que je pensais pouvoir bouger mes hanches de manière indisciplinée sur de la musique catchy eighties à mon cours d’aérobic jusqu’à la fin du monde, nous revoilà cloîtrés chez nous. J’ai senti venir le truc et j’ai paré à certains manques : j’ai ainsi casé un rendez-vous manucure cette semaine, puis même un petit tour chez le pierceur. J’ai toujours voulu me coller un anneau dans le cartilage de l’oreille et comme j’aurais le temps de cicatriser longuement sur mon canapé au cours des quatre prochaines semaines, j’ai aussi fait poser un micro-dermal entre mes deux nibards. Je suis désormais officiellement infréquentable.

piercing micro-dermal
Boom, bitches ! (En vrai, c’est pas le mien… Pour l’instant, il n’est pas cicatrisé et il suinte du sang croûteux : c’est dégueulasse, tu veux pas voir ça.)

Seule ombre au tableau : mon rendez-vous chez le coiffeur était prévu aujourd’hui. Or, nous sommes confinés depuis jeudi soir. Décidément, l’univers entier s’est ligué contre ma tignasse cette année. La présidence aurait pu avoir la décence de laisser ma coiffeuse bosser au moins jusque samedi. Ils ont même annulé Halloween. La vie est une chienne. Parce qu’à deux jours près, les bébés goules et vampires déboulaient dans les rues. À deux jours près, ça bouffait les bonbons des gosses devant Vendredi 13 sur mon canapé, déguisé(e)s en sorcières salopes. J’adore Halloween. Je suis dégoûtée.

S’il est certain qu’en France, cette fête exportée d’Amérique n’est qu’une création marketing avec pour objectif de nous refourguer de la gélatine aromatisée et des costumes en tissus hautement inflammables, j’ai néanmoins une certaine tendresse pour la chose. Cette saison bénie où les Michael Myers et Jason Voorhees hantent le programme télé me ravit. J’ai un goût prononcé pour l’épouvante depuis l’enfance. Petite, j’empruntais des Chair de poule à la bibliothèque et les lisais à la lumière de ma lampe de poche sous ma couette, pétrifiée de terreur. Alors que bon, avec le recul, je reconnais aujourd’hui que Les Hamsters diaboliques manquait quelque peu de subtilité (un chouïa).

Chair de poule Les Hamsters diaboliques
Oui : ce truc existe.

Ado privée de sortie, j’ai aussi passé quelques Halloween sur le canapé du salon familial à mater des films d’horreur, mon chien roulé en boule contre moi. Je me souviens du frisson suscité par Le projet Blair witch. La panique dans les yeux d’Ève, le petit paquet de chair et de poils sanguinolents, la conclusion énigmatique… J’étais terrifiée et ai passé la nuit à sursauter au moindre bruit, le chien me toisant de son éternel air blasé. J’ai ensuite, au travers du cinéma, toujours cherché à retrouver ce grand frisson. Certains m’ont provoqué des sursauts, comme James Wan et sa saga Conjuring, d’autres de grands moments de fun décomplexés, comme Sam Raimi avec ses fabuleux Evil dead. Toutefois, dans l’horreur – à l’inverse du sexe, on ne frissonne réellement qu’à sa première fois.

Ce triste constat me ramène à la morosité de cet Halloween confiné. Cette année, je devais recevoir ma bande et réveillonner autour de boîtes en plastique rondes Haribo déguisés comme des couillons à danser le zouk sur Francky Vincent – activité ô combien terrifiante. Et terminer en comatant devant un vieux slasher, mon pote Franck gisant au sol dans une mare de sang, mélangé certainement à un peu de vomi. À la place, je vais devoir me contenter de rater lamentablement un tuto make-up de Marion Caméléon sur ma tronche – parce bon, j’me fais chier comme un rat mutant mort – et de crier « Boo ! » aux passants depuis ma fenêtre. L’album electro-pop d’Halloween Turn off the light de Kim Petras en fond sonore. Décidément, ma vie est un Enfer.

Joyeux Halloween confiné malgré tout,
Restez chez vous,

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