Ce qu’il reste de positif sur Terre ? Franchement, peu de choses. Personnellement, j’en viens à espérer que la fin de l’espèce humaine arrive vite. Histoire qu’on soit enfin débarrassé de tous ces parasites.

Chaque jour en Asie, des travailleurs pauvres embarquent sur des bateaux de pêche par nécessité financière. Une fois en mer, l’embarcation devient une geôle, où ils sont traités comme des galériens, affamés et battus. On les exploite jusqu’à épuisement pour qu’ils remontent toujours davantage de crevettes dans leurs filets. Certains n’en réchappent pas : on les jette par-dessus bord. Les crimes restent impunis. Enfin, on retrouve ces fruits de mer dans nos supermarchés. Quand vous les achetez, vous avez du sang sur les mains.

Les bonnes crevettes d’élevage de chez nous ? On mutile leur poche ovarienne pour qu’elles atteignent plus rapidement la maturité sexuelle. Et donc, qu’elles se reproduisent plus vite. Les crustacés ressentent la douleur. C’est une torture. En Polynésie française et en Nouvelle-Calédonie, on leur arrache même les yeux d’un coup sec lorsqu’elles sont gestantes. Le stress suscité par cette souffrance les fait expulser subitement leurs œufs – augmentant ainsi la productivité à une échelle industrielle.

À propos de bestioles marines, il n’existe aucune pêche durable. Toute pêche au filet implique des « prises accessoires ». Ces animaux capturés ne correspondent pas aux espèces ciblées ou sont tout simplement trop jeunes pour être pêchés. On les rejette en mer, généralement blessés ou agonisant. Rien à foutre ? Le problème, c’est que l’être humain a quasiment vidé les océans. La population des espèces ciblées s’est radicalement appauvrie. Les prises accessoires constituent ainsi entre 80 et 90 % des prises totales. Et cette pêche au filet est en train d’exterminer plusieurs espèces marines, notamment celle du requin marteau et de certains dauphins.

Dans l’eau des mers se déversent par ailleurs des milliers de tonnes de déchets. Dont des quantités phénoménales de bouteilles en plastique. Parmi ces bouteilles, celles de the Coca-Cola Company. Une entreprise, dont l’ex PDG au Mexique est par la suite devenu dirigeant du pays, permettant à Coca de bénéficier de certains passe-droit. Là-bas, la production des boissons vendues par Coca assèche toutes les nappes phréatiques. L’eau se raréfie. Le Coca devient moins cher. Sans autre choix pour s’hydrater, on en met dans les biberons des enfants. Les enfants meurent. Et Coca se rend aussi coupables de nombreux crimes similaires au Guatemala, en Colombie, en Chine, au Pakistan… Ouvre un Coca-Cola, ouvre du bonheur.

Et il n’y a rien de meilleur avec un bon soda qu’un délicieux burger… Aussi, le saucisson à l’apéro. Avec des chicken wings, tant qu’on y est. Les poulets à croissance rapide, par exemple, peinent à tenir sur leurs pattes et ont la peau brûlée par une litière souillée depuis des semaines, jamais nettoyée. Et « on » mange ça… Il n’y a rien de pire que le secteur de l’élevage industriel, il émet davantage de gaz à effet de serre que l’ensemble du trafic routier mondial. Mais bon, il vaut mieux accuser les végétariens d’être à l’origine de la déforestation, en raison des cultures de soja. Or, ces cultures sont destinées au nourrissage des bêtes. L’être humain n’en consomme pas tant.

Les jolis poulets qui courent joyeusement dans l’herbe ? Même pas 1 % de la production. Arrêtons de fantasmer cette image d’Épinal. Et ça vaut pour toutes les espèces animales. La « bonne viande », chez le boucher ou en supermarché, ça n’existe pas. Manger Bio, mais à une échelle industrielle, revient au même dans le fond. D’autant que l’abattage à la chaîne, dans le Bio comme ailleurs, c’est l’horreur. Si l’on n’a pas de pitié pour les animaux qu’on y traîne, on pourrait en avoir pour les humains qui y travaillent. L’immense majorité d’entre eux souffrent de problèmes mentaux et prennent drogues, alcool et/ou médicaments pour supporter leur quotidien. Mais, pas de souci… Continuons à acheter de la « bonne » viande.

Bientôt peut-être, on pourra même se la faire livrer en un jour via Amazon. Où les consommateurs préfèrent payer un article presque jusqu’à quatre fois sa valeur réelle, simplement pour le plaisir de le recevoir plus vite. Parce qu’ils aiment se faire enfler avec le sourire. Et nourrir ainsi l’une des pires entreprises capitalistes de ce siècle. Qui, non contente de jouir impunément de l’exil fiscal, viole quotidiennement le droit du travail dans ses entrepôts. Mais après tout, « C’est comme ça. C’est la mondialisation. Qu’est-ce qu’on peut bien y faire ? » Laissez faire. Haussez les épaules. Continuez.

Continuez à baver devant des influenceurs qui vous confortent dans votre médiocrité et creusent votre pauvreté intellectuelle. Continuez à célébrer des marques comme Nike qui vous vendent des baskets 70 dollars, alors que leur coût de fabrication s’élève à 16. Continuez à ignorer le sang sur vos mains, qu’il soit animal ou humain. Continuez à vous branler devant des images de viol déguisées sur Pornhub : après tout, tant que c’est gratuit ! Continuez à vous satisfaire de cette vie d’asservissement. À accepter qu’on vous fasse bouffer, respirer, endurer, regarder, lire de la merde. Nous sommes un troupeau de ruminants débiles et nous me dégoûtons tous profondément.

Bonne et heureuse appocalypse,

signature

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

%d blogueurs aiment cette page :