Grosse gueule de bois. Revisionnage de Rocky. Jusqu’ici tout va bien. Jusqu’à ce que je m’aperçoive qu’Adrian a tout de même une chance pas possible…

J’ai une putain de gueule de bois, une saleté de gueule de bois. De celles où je me demande qu’est-ce que j’ai bien encore pu raconter la veille et si les personnes que j’y ai croisées m’apprécieront encore le lendemain matin. J’aimerais bien dormir, mais la migraine que je me paye me maintient en éveil. Pourquoi est-ce que je bois, déjà ? Je l’ignore et je peine à m’en remettre. J’ai bien envie de regarder Rocky, tiens. Il fait partie de mes films de gueule de bois. De ceux que je connais par cœur et sur lesquels je m’endors pour éviter que mon mal de crâne ne se transforme en dépression sévère.

Aujourd’hui, Rocky ne me réconforte pas une seule seconde. D’habitude, je fonds de tendresse devant la romance simple et évidente de Rocky et Adrian. Là, je hais purement et simplement cette connasse d’Adrian. Nan, c’est faux. C’est les remontées acides et la jalousie qui me font parler. Adrian ne ressemble à rien, est un brin simplette et ne sait pas quoi faire de ses dix doigts. Je me perçois un peu comme elle par certains aspects. Même si sa timidité maladive nous différencie quelque peu. Moi, je l’ai toujours ouverte et je ferais mieux de la fermer parfois. Surtout quand j’ai bu. Aïe.

Adrian, elle, ne fait rien que nourrir les oiseaux et encaisser les clients dans une petite animalerie de quartier. Et Rocky vient l’y voir autant qu’il le peut. Un peu plus de jour en jour. Un mec simple, mais un chic type. Aujourd’hui, je déteste Adrian pour ça. Parce que parfois, j’en ai marre d’être seule. De ne pas avoir un individu mâle ou femelle gentil et pas désagréable qui toquerais à ma porte pour me raconter ses histoires de tortues tordues. Moi, à la place, je cumule les plans malsains où, à la fin de la course, c’est toujours moi qui pleure. Mais bon, je reconnais être la seule fautive à blâmer. Soyons honnêtes.

J’ai enchaîné ensuite avec Rocky 2. Et comme d’habitude, j’ai souri comme une cruche quand Rocky emmène Adrian au zoo pour lui demander : « Dis, Adrian ? Ca t’dérangerais pas de d’venir ma femme ? » Qu’on se le dise, je n’ai jamais eu pour ambition de me marier. La chose ne figure pas à l’ordre de mes priorités, ni de mes objectifs de vie. Il n’empêche que personne ne partage mes gueules de bois, ni ne m’entends glousser devant cette scène bien précise. Et que parfois, ça me fend l’âme. Je me réconforte en me disant que de toute façon, si elle eût existé, cette personne en aurait eu marre de la saga Rocky au troisième round. Alors que seule, je peux la regarder autant de fois que ça me chante.

Adrian, j’ai gagné,

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