J’adore l’érotisme au cinéma. Lorsque, discrètement, il s’immisce entre les personnages et que mon corps y répond bien malgré moi.

Connaissez-vous cette sensation ? Celle de se plonger dans un film et, d’un coup d’un seul, ressentir quelque chose de proprement indécent… L’excitation. On m’a déjà posé cette question. Quelle a été ma première expérience érotisante au cinéma ? J’avoue ne plus réellement m’en souvenir. Je crois qu’elle a plutôt eu lieu à la télévision. Devant cet épisode, où Buffy contemple la salle comble à ses pieds depuis la passerelle, au Bronze. Spike se glisse nonchalamment derrière elle. Alors, elle s’accroche à la rembarde et… mon souffle devient aussi court que le sien.

Buffy Spike
Seigneur, pardonnez-moi…

Du cinéma, j’ai des souvenirs plus récents. À 20 ans, j’ai vu pour la première fois 37°2 le matin de Jean-Jacques Beineix. Mon ex à mes côtés, j’ai regardé Béatrice Dalle et Jean-Hughes Anglade baiser dans un lent travelling avant, qui trouve son point de chute dans un bruyant orgasme mutuel. L’enchaînement des événements semble évident… Nous avons raté plus d’une demi-heure de film. Cependant, je n’ai que peu d’attrait pour les métrages centrés autour de la question. J’ai cru mourir d’ennui devant 9 semaines ½. De même que Basic Instinct m’intéresse moins pour sa sulfureuse réputation, que pour son intrigue policière.

9 semaines ½

Il est aussi des moments plus insidieux… Où il se passe quelque chose dans ma teuch, alors que je ne l’aurais pas soupçonné. Call me by your name déborde tant de passion et de sensualité que j’en suis ressortie presque rouge de plaisir. Ceci, alors que les personnages principaux, de sexe et d’orientation différents des miens, ne favorisaient pas nécessairement l’identification. Preuve que l’amour transcende bien des frontières. Je pense d’ailleurs être moins excitée par les images en elles-mêmes que par l’insidieuse montée du désir, cet instant où des mots comme « Je n’en peux plus » nous échappent.

La piscine

On dit les femmes plus cérébrales que les hommes dans leur rapport à l’érotisme. Je n’en crois rien. Ou alors, je ne suis attirée que par ceux dont l’excitation provient autant de la mise en scène que de la simple iconographie. Des hommes un brin sapiosexuels, paraît-il. Qui devant La Piscine sont autant séduits par le corps de Romy Schneider à demie-nue, que par la relation tortueuse et passionnelle que son personnage tisse avec le jeune Alain Delon. Ces hommes-là, je les trouve sexy en diable. Peut-être même plus qu’un Jean-Hughes Anglade au-devant d’une sulfureuse Béatrice Dalle.

Séduis-moi par la scène la plus sexy que tu n’aies jamais vue,

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